Da Lat ne ressemble à aucune autre ville du Vietnam. Notre équipe le sait depuis 2008, et pourtant, chaque retour produit le même effet de légère déstabilisation — comme si l’air des hauts plateaux du Lam Vien, à 1 500 mètres d’altitude, contenait quelque chose qui ralentit le temps. Ce matin-là, il était six heures passées de peu quand nous avons longé pour la première fois les rives du lac Xuan Huong dans un silence de brume froide. Les pédalos en forme de cygne étaient encore amarrés en rangs serrés, leurs coques blanches légèrement voilées par la vapeur montant de l’eau. Sur la rive opposée, les pins parasols des collines dessinaient une silhouette sombre et régulière contre le ciel nacré.
Il y avait quelque chose d’étrangement européen dans ce paysage — et cette impression n’est pas accidentelle. Le lac Xuan Huong fut aménagé par des ingénieurs français au début du vingtième siècle, et Da Lat fut pensée comme une station climatique destinée aux fonctionnaires et militaires de la puissance coloniale en quête de fraîcheur. Mais ce que les Français avaient imaginé comme un décor de retraite, les Vietnamiens l’ont progressivement habité, transformé, approprié — jusqu’à en faire l’un des lieux les plus singuliers et les plus vivants du Centre-Vietnam.
C’est cette superposition d’histoires, de regards et d’usages que nous voulons vous aider à déchiffrer ce matin, depuis les rives de ce lac qui bat au coeur de la ville comme un pouls tranquille.
Table des matières
Contexte Historique : Un Lac Artificiel, une Ville de Toutes Pièces
Da Lat et le projet colonial français
Da Lat n’existe pas par accident géographique. Elle fut littéralement inventée. En 1897, le médecin et explorateur Alexandre Yersin — à qui l’on doit également la découverte du bacille de la peste — signale le plateau du Lam Vien à l’administration coloniale française comme un site exceptionnel : altitude propice, températures fraîches, sources d’eau abondantes, éloignement des zones palustres côtières. Le gouverneur général Paul Doumer lance les premiers projets d’urbanisation au tournant du siècle.

Le lac Xuan Huong, dans sa forme actuelle, est le résultat d’un barrage construit en 1919 sur le ruisseau Cam Ly par l’ingénieur Cunhac. Ce barrage retenait les eaux de plusieurs sources du plateau pour former un plan d’eau de seize hectares au coeur de la future ville. L’ensemble fut conçu comme le miroir d’eau central autour duquel s’organiseraient les allées, les villas et les grands hôtels de la cité coloniale.


Le fait peu connu : le lac a failli disparaître deux fois
Ce que la plupart des visiteurs ignorent, c’est que le lac Xuan Huong tel qu’on le connaît aujourd’hui est en réalité la troisième version du site. Une première rupture de barrage en 1932 vida partiellement le lac. Une seconde rupture, bien plus grave, se produisit en 1932 lors de pluies exceptionnelles, entraînant des inondations dans les quartiers bas de Da Lat. Le barrage fut reconstruit et renforcé, et la digue actuelle date de ces travaux de reconstruction. La ville faillit ainsi perdre, à deux reprises, son élément paysager central avant même d’avoir achevé de le construire.
Xuan Huong : un nom de poète
Le lac porte le nom de Ho Xuan Huong — grande poétesse vietnamienne du dix-huitième siècle, figure majeure de la littérature en chu nom, connue pour l’audace de ses poèmes à double sens où la nature servait de métaphore à la condition féminine et au désir. Ce choix n’est pas anodin : rebaptiser en 1953 un lac créé par les Français du nom d’une poétesse vietnamienne subversive et libre, c’était un geste de réappropriation culturelle. Le lac cessait d’être un objet colonial pour devenir un lieu portant une mémoire littéraire vietnamienne.

Description du Lac et de Son Environnement : Une Promenade en Plusieurs Registres
Le tour du lac : cinq kilomètres, vingt ambiances
Le lac Xuan Huong mesure environ six kilomètres de périmètre et peut se parcourir entièrement à pied en une heure et demie à deux heures, selon le rythme et les arrêts. Mais ce tour ne ressemble à aucun autre : en quelques centaines de mètres, les ambiances changent de façon radicale.

Du côté nord, le boulevard Tran Phu longe le lac avec ses cafés en terrasse, ses kiosques à fleurs, ses vendeurs de banh trang nuong — galettes de riz grillées — et ses rangées de pins maritimes qui filtrent la lumière en faisceaux. La rive est animée, presque bruyante en fin d’après-midi, peuplée de familles de Da Lat qui viennent marcher, de jeunes couples qui se font photographier devant les cygnes, de retraités qui pratiquent le tai chi en uniforme blanc à l’aube.

Du côté sud, la rive est plus calme, bordée d’espaces verts et surplombée par le Lycee Yersin — ancien lycée français fondé en 1927, dont la facade rose et blanche avec son horloge et ses arcades est l’une des images iconiques de Da Lat — et par le Grand Hotel de Da Lat, bâtiment colonial de 1916 qui regarde le lac avec une superbe imperturbable.

La rive ouest est la plus sauvage : quelques berges herbeuses, des pins centenaires dont les racines plongent dans le sol humide, et la vision, par beau temps, du mont Lang Biang au nord qui ferme l’horizon comme un rideau de scène.
Les éléments structurants du paysage
Plusieurs repères ponctuent la promenade autour du lac. Le kiosque de bateaux de la rive nord — où l’on peut louer des pédalos ou des barques à rames — est l’un des symboles populaires de Da Lat depuis les années soixante. La pagode Linh Quy Phap An, sur la colline au-dessus de la rive est, offre un point de vue remarquable sur l’ensemble du lac. Et les jardins de fleurs qui s’étendent entre le lac et la colline des pins au sud rappellent que Da Lat reste, au sens propre et figuré, la « ville des fleurs » du Vietnam : mimosas, hortensias, tulipes et roses y poussent en plein air toute l’année, ce qui reste une rareté absolue sous ces latitudes.


Rencontre Locale : Ce que Mme Phuong Nous a Confie en Pédalant
Nous avions loué deux pédalos un dimanche matin, sous un ciel gris-perle de saison fraîche, pour faire le tour intérieur du lac depuis l’eau — perspective que la plupart des visiteurs négligent. À mi-parcours, une femme d’une cinquantaine d’années sur son propre pédalo nous a rejoints avec un sourire de quelqu’un habitué à croiser des inconnus intrigués.
Elle s’appelait Phuong, et louait des bateaux sur ce lac depuis vingt-trois ans.
— « Avant, le matin, le lac était pour nous, » dit-elle en ajustant son chapeau conique. « Maintenant, le dimanche, il faut arriver avant sept heures pour avoir de la place. »
— « C’est une bonne chose ou une mauvaise chose ? »
Elle réfléchit un instant, les jambes pédalant sans effort apparent.
— « Les deux. Ça veut dire que Da Lat vit. Mais ça veut dire aussi qu’on a moins de temps pour penser. »
Puis elle a désigné la colline derrière le Lycee Yersin : « Là-haut, il y a un café ouvert depuis 1956. Les gens de Da Lat y vont depuis trois générations. Les touristes ne le trouvent jamais. »
Elle nous a donné le nom — une rue en pente derrière la poste centrale. Nous y sommes allés l’après-midi même. Le café existait bien, tenu par un homme de soixante-dix ans dont le père l’avait fondé. Nous y avons bu le meilleur ca phe trung — café à l’oeuf — de notre séjour.
Tableau Pratique de Visite
| Paramètre | Informations |
|---|---|
| Localisation | Centre-ville de Da Lat, province de Lam Dong |
| Altitude | 1 500 mètres |
| Superficie du lac | Environ 16 hectares |
| Périmètre | Environ 6 km (tour complet à pied) |
| Accès | Libre et gratuit, 24h/24 |
| Durée conseillée | 1 h 30 à 3 h selon le rythme et les arrêts |
| Meilleur moment | Tôt le matin (6 h – 8 h) pour la brume et le calme ; coucher de soleil pour les couleurs sur l’eau |
| Location de pédalos | Disponible sur la rive nord, environ 60 000 – 100 000 dong de l’heure |
| Accès depuis le centre | Le lac est littéralement au centre de Da Lat ; accessible à pied depuis tous les hébergements centraux |
| Combinaison conseillée | Vallée de l’Amour, Jardin de fleurs de Da Lat, Lycee Yersin, colline des pins |
Ce que Peu de Guides Vous Disent : 5 Secrets de Terrain
- Le lac change de couleur selon la saison et l’heure. Au lever du soleil en saison fraîche (novembre à mars), la brume forme une couche basse qui transforme le lac en miroir de nacre — une image rare et fugace qui disparaît avant huit heures du matin. En saison des pluies, l’eau vire au vert profond sous les nuages bas. Notre équipe recommande de programmer au moins un réveil tôt pour cette lumière-là.
- La rive sud est très différente de la rive nord. La plupart des visiteurs longent uniquement le boulevard Tran Phu au nord, animé et photographié. La rive sud, moins fréquentée, est celle où Da Lat se montre dans sa douceur ordinaire : promeneurs locaux, enfants qui pêchent, vieux couples sur des bancs. C’est aussi de là que la vue sur le Lycee Yersin et le Grand Hotel est la plus belle.
- Les pins de Da Lat ont une histoire politique. Les pins maritimes qui bordent le lac et couvrent les collines de Da Lat furent massivement plantés par l’administration coloniale française pour « européaniser » le paysage. Certains arbres autour du lac ont plus d’un siècle. Ils sont devenus, avec le temps, un élément si constitutif de l’identité de Da Lat que les habitants les défendent avec acharnement contre tout projet immobilier.
- Le lac est alimenté par des sources souterraines, pas par des rivières visibles. La transparence et la relative stabilité du niveau de l’eau, même en saison sèche, s’expliquent par un réseau de sources du plateau qui l’alimentent en continu. La qualité de cette eau, régulièrement contrôlée, est meilleure que dans la plupart des lacs urbains d’Asie du Sud-Est.
- La promenade de nuit autour du lac est une expérience entièrement différente. À partir de dix-neuf heures, le lac est illuminé par des guirlandes lumineuses et les façades des hôtels qui le bordent. Des vendeurs de mais grille, de khoai lang nuong (patates douces rôties) et de banh mi installent leurs chariots sur les trottoirs. L’ambiance est festive et familiale — très différente de la sérénité du matin. Les deux méritent d’être vécues.
Gastronomie Autour du Lac Xuan Huong : Manger comme un Habitant de Da Lat
Banh mi Hoa Ma et sandwichs du marche nocturne
Le marche nocturne de Da Lat — a quelques minutes à pied du lac — est l’un des marchés de nuit les plus appréciés du Vietnam central pour sa gastronomie populaire. Les stands de banh mi y proposent des versions locales du sandwich vietnamien garni de pate de porc, de légumes marinés, de coriandre et de piment — mais avec une touche montagnarde : on y trouve souvent des fromages faits maison (héritage de l’influence française via les fermes laitières des hauts plateaux), de l’avocat tranché, ou des oeufs de caille frits. Le tout pour quelques milliers de dong, debout sous des néons roses.

Ca phe trung et banh mi bo cha bong
Le ca phe trung — café battu avec du jaune d’oeuf, du sucre condensé et parfois de la crème de coco, servi chaud dans un bol en céramique — est une spécialité qui vient à l’origine de Hanoi, mais que Da Lat a adaptée à sa façon avec un café robusta local particulièrement corsé. Les cafés qui surplombent le lac, notamment sur les hauteurs de la rive est, en proposent des versions avec vue directe sur l’eau — une association de sensations (la chaleur du bol, l’air frais de l’altitude, le panorama sur les pins) qui reste l’un de nos souvenirs de Da Lat les plus nets. Accompagner ce café d’un banh mi bo cha bong — sandwich au beurre et à la effilochée de porc sucrée-salée — est la combinaison petit-déjeuner de la ville.

Hu tieu da lat et soupes du matin
Le hu tieu, soupe de vermicelles de tapioca dans un bouillon de porc clair, est le plat du matin à Da Lat. La version locale se distingue par ses herbes fraîches cultivées sur les hauts plateaux — aneth, oignons verts, basilic thaï — et par son bouillon plus léger que les versions du delta du Mekong. Les meilleurs bols se trouvent dans les ruelles derrière le marche central de Da Lat, dans des gargotes sans enseigne qui ouvrent à cinq heures et ferment quand la marmite est vide. Notre équipe y arrive systématiquement avant sept heures pour être sûrs d’en trouver.

Conseils Pratiques pour Organiser Votre Visite
Comment rejoindre Da Lat et le lac Xuan Huong
Da Lat est accessible par avion depuis Hanoi (environ deux heures), Ho Chi Minh Ville (cinquante minutes) et plusieurs autres villes vietnamiennes. L’aéroport de Lien Khuong est à trente kilomètres du centre — compter environ quarante-cinq minutes en taxi ou navette. Le lac Xuan Huong étant au coeur géographique de Da Lat, tous les hébergements du centre-ville s’y trouvent à moins de dix minutes à pied.
Il est également possible de rejoindre Da Lat par la route depuis Mui Ne (quatre heures), Nha Trang (trois heures et demie) ou Ho Chi Minh Ville (sept heures) — des options qui permettent de découvrir la montée progressive vers le plateau à travers des paysages de caféiers, de plantations d’artichaut et de forêts de pins.
Meilleure saison
Da Lat bénéficie d’un climat tempéré toute l’année, mais deux périodes se distinguent. La saison sèche, de novembre à avril, est la plus agréable : températures fraîches (15 à 22 degrés), ciel dégagé, lumière claire sur le lac. La saison des pluies, de mai à octobre, apporte des averses souvent brèves mais intenses en fin d’après-midi, et une végétation d’un vert intense. Les deux saisons ont leurs partisans. Notre équipe préfère la saison fraîche pour le matin, mais apprécie les couchers de soleil dramatiques de la saison des pluies sur le lac.
Ce qu’il faut apporter
- Un coupe-vent ou une veste légère pour le matin et le soir : les températures de Da Lat surprennent souvent les visiteurs habitués à la chaleur côtière
- Des chaussures de marche confortables pour le tour du lac et les ruelles en pente
- Un appareil photo silencieux pour les sorties à l’aube (les scènes de brume sont fugaces)
- Aucune tenue spéciale requise : le lac est un espace public sans code vestimentaire
Combiner avec d’autres sites
Une journée idéale à Da Lat peut combiner une promenade matinale autour du lac Xuan Huong, une visite du Lycee Yersin et du Grand Hotel en milieu de matinée, puis une excursion en moto vers la Vallée de l’Amour ou les chutes de Datanla en après-midi. Da Lat s’inscrit naturellement dans un circuit de la région centrale qui peut inclure Mui Ne sur la côte (quatre heures au sud-est), Nha Trang (trois heures et demie) ou, plus loin, Hoi An et Da Nang pour les amateurs de patrimoine UNESCO.
FAQ — Vos Questions sur le Lac Xuan Huong et Da Lat
Le tour du lac Xuan Huong est-il accessible à pied ou faut-il un véhicule ? Le tour complet du lac se fait entièrement à pied sur des trottoirs et allées aménagées. Il mesure environ six kilomètres et se parcourt en une heure trente à deux heures selon le rythme. Aucun véhicule n’est nécessaire — c’est d’ailleurs l’une des promenades urbaines les plus agréables du Vietnam central, accessible à tous niveaux de forme physique.
Peut-on nager ou pratiquer des activités nautiques sur le lac Xuan Huong ? La baignade n’est pas pratiquée sur le lac Xuan Huong, dont l’eau est froide et la profondeur variable. En revanche, la location de pédalos et de barques à rames est disponible sur la rive nord, tous les jours de la semaine. Quelques prestataires proposent également du kayak sur réservation. C’est une activité populaire en famille ou en couple, surtout en fin de matinée.
Quelle est la meilleure heure pour profiter du lac Xuan Huong sans trop de monde ? Tôt le matin, entre six heures et huit heures, est sans conteste le moment le plus serein. La brume est souvent présente en saison fraîche, les habitants de Da Lat pratiquent leur exercice matinal sur les rives, et les groupes de visiteurs n’ont pas encore commencé à affluer. Le dimanche matin, le tour du lac est particulièrement animé avec des familles locales — une ambiance différente, festive et populaire.
Da Lat est-elle adaptée à un séjour en famille avec des enfants ? Da Lat est l’une des destinations les plus adaptées aux familles du Vietnam. Le lac Xuan Huong avec ses pédalos-cygnes, les jardins de fleurs, les parcs d’attractions autour du lac, les marchés nocturnes colorés et la douceur du climat en font une étape très appréciée des familles avec enfants de tous âges. Les hébergements centraux sont proches du lac, et la plupart des activités sont accessibles à pied.
Le lac Xuan Huong est-il gratuit d’accès ? Oui, entièrement. La promenade autour du lac est un espace public accessible librement, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans droit d’entrée. Seule la location de pédalos ou de barques est payante. C’est l’un des rares grands sites naturels urbains du Vietnam central qui reste entièrement gratuit et ouvert à tous.
Da Lat vaut-elle vraiment le détour pour quelqu’un qui n’aime pas le froid ? Da Lat n’est pas froide — elle est fraîche. Les températures oscillent entre 15 et 25 degrés selon les saisons, sans jamais atteindre les chaleurs étouffantes du littoral. Pour un visiteur habitué au climat tropical vietnamien, cette fraîcheur est généralement perçue comme un soulagement. Apporter une veste légère reste conseillé pour les matins et les soirées, mais une journée entière en t-shirt reste parfaitement confortable en saison sèche.
Ce que le Lac Garde pour Ceux qui se Lèvent Tôt
Quand nous avons terminé notre tour du lac ce matin-là, la brume s’était dissipée et une lumière franchise inondait la rive nord. Des écoliers en uniforme bleu traversaient l’allée en courant, cartables sur le dos. Une vieille femme nourrissait les poissons depuis le bord. Un homme installait son chevalet face à l’eau avec des gestes de rituel personnel.
Le lac Xuan Huong n’est pas un site touristique au sens strict. C’est un espace de vie — celui autour duquel Da Lat s’organise depuis plus d’un siècle, celui qui donne à cette ville son rythme propre, son rapport au temps et à la douceur. Venir ici sans se presser, revenir plusieurs fois à des heures différentes, s’asseoir sous un pin avec un ca phe trung chaud : voilà ce que le lac offre à ceux qui ne cherchent pas à tout cocher en une heure.
Da Lat fait partie des destinations que l’équipe Far East Tour défend depuis ses débuts en 2008 — non pas parce qu’elle est spectaculaire, mais parce qu’elle est rare : une ville de montagne tempérée, éclectique, douce, portant en elle autant d’histoires que de pins centenaires. Si vous souhaitez l’intégrer à un circuit sur mesure dans le Centre-Vietnam, nous pouvons vous aider à construire l’itinéraire qui lui rendra justice.

