Par l’équipe Far East Tour — Agence de voyage sur mesure, locale et francophone au Vietnam depuis 2008
Ce que Nous Cherchions à Neuf Kilomètres de la Citadelle
Il y a dans les environs immédiats de Hue (Hue) un paradoxe que peu de visiteurs perçoivent : l’une des anciennes capitales les plus visitées du Vietnam est entourée de villages ruraux que presque personne ne voit. On va à la Citadelle, aux tombeaux impériaux, à la pagode Thien Mu (Chua Thien Mu). On longe la rivière des Parfums (Song Huong). On rentre à l’hôtel en longeant les mêmes axes balisés, sans jamais tourner à gauche sur la route qui mène vers les rizières et les jardins maraîchers.
La Chu est exactement ce que l’on trouve quand on tourne à gauche.
Situé à neuf kilomètres au nord du centre de Hue, dans la commune de Huong Xuan, district de Huong Tra, ce village agricole et artisanal n’a pas l’architecture patrimoniale de Phuoc Tich, ni la notoriété internationale d’Hoi An. Ce qu’il a, en revanche, est plus difficile à trouver et plus difficile à oublier : une vie rurale intacte, des savoir-faire artisanaux qui n’existent pas pour les touristes, des jardins de légumes et d’herbes aromatiques qui approvisionnent les marchés de Hue depuis des siècles, et des étangs de lotus qui, de février à juillet, transforment le paysage en quelque chose d’improbablement beau.
Nous avons découvert La Chu lors d’une mission de terrain en 2014. Depuis, nous le proposons systématiquement à nos voyageurs qui cherchent, après les sites impériaux, une journée de campagne authentique. Sans exception, c’est l’étape qu’ils mentionnent en premier quand ils nous racontent leur séjour à Hue.
Table des matières
La Chu en Quelques Repères
| Caractéristique | Données |
|---|---|
| Commune | Huong Xuan |
| District | Huong Tra |
| Province | Thua Thien Hue |
| Distance depuis le centre de Hue | 9 kilomètres au nord |
| Activité principale | Maraîchage, herbes aromatiques |
| Artisanats présents | Offrandes votives en papier, banh loc (banh loc), chapeau conique |
| Élément naturel signature | Étangs de lotus (visible de février à juillet) |
| Caractère touristique | Très faible — village essentiellement local |
| Accès recommandé | Véhicule privé + vélo sur place |
| Durée idéale de visite | Demi-journée ou journée complète |
Contexte : La Campagne de Hue et Ses Villages Nourriciers
Pour comprendre La Chu, il faut comprendre Hue. Pendant cent quarante-trois ans — de 1802 à 1945 — Hue fut la capitale impériale du Vietnam sous la dynastie des Nguyen (Nguyen). Treize empereurs y ont régné, dans une Cité Impériale entourée de douves, de remparts et de tout l’appareil d’une civilisation de cour sophistiquée. Cette cour avait des besoins alimentaires particuliers : légumes frais de qualité irréprochable, herbes aromatiques cultivées selon des méthodes précises, produits maraîchers livrés quotidiennement dans des quantités suffisantes pour nourrir des centaines de personnes.

C’est précisément ce rôle qu’ont joué les villages de la couronne de Hue — un maillage de communautés rurales spécialisées dans des productions complémentaires, organisées autour de l’axe de la rivière des Parfums et des routes qui rayonnaient depuis la Citadelle. Sous la monarchie, une agence spéciale gérait ces relations entre le palais et les villages artisanaux et agricoles. Certains fournissaient des marmites en céramique (Phuoc Tich). D’autres des chapeaux coniques (Phu Cam, Da Le). D’autres encore de la vannerie, des bronzes, des estampes, de l’encens.

La Chu fournissait les légumes et les herbes. Ce n’est pas un rôle spectaculaire à raconter. Mais c’est un rôle fondamental — nourrir la cour impériale exigeait une rigueur, une régularité et une qualité de production que peu de villages pouvaient assurer. La Chu, depuis des siècles, l’assurait.
Aujourd’hui, la monarchie n’existe plus depuis 1945. Mais les jardins de La Chu, eux, continuent. Les familles y cultivent les mêmes variétés d’oignons verts, de ciboulette, de coriandre et de basilic que leurs ancêtres livraient aux cuisines impériales. Le marché local de La Chu approvisionne encore les restaurants et les ménages de Hue. Et les femmes qui se courbent entre les rangs avec leur chapeau conique sont les descendantes directes de celles qui courbaient le dos dans les mêmes champs il y a trois siècles.
Ce que Nous Avons Vu et Vécu à La Chu
L’Arrivée : La Campagne qui S’Ouvre
Notre guide Nguyen Thi Lan (Nguyen Thi Lan), native du district de Huong Tra et notre collaboratrice de terrain depuis 2016, nous a conduits à La Chu un mardi de mars, par une matinée de brume légère qui rendait les contours des rizières incertains. La route depuis Hue traverse d’abord des faubourgs sans charme particulier — ateliers mécaniques, vendeurs de matériaux de construction, stations-service — puis, brutalement, à la sortie du dernier carrefour, la ville s’efface et la campagne prend tout l’espace.

Des rizières vertes jusqu’à l’horizon. Des rangs de légumes aux couleurs intenses — le vert brillant de la ciboulette, le vert plus sombre du basilic, le vert presque jaune des tiges d’oignon. Des buffles attachés en lisière d’un champ, indifférents à notre passage. Et les étangs. À cette période de l’année, les étangs de lotus de La Chu sont en pleine floraison, et leur étendue rose et blanche sur fond de montagne bleue est une de ces visions qui rendent muets, le temps d’une respiration.
Lan nous a dit en descendant de voiture : « Les gens de Hue viennent ici le week-end prendre des photos devant les lotus. Mais les gens du village ne comprennent pas pourquoi. Pour eux, c’est juste l’étang à côté de chez eux. »
Le Temple des Ancêtres du Village
La visite commence traditionnellement par le temple communal du village (dinh lang) — un édifice en bois sombre et vieilli, posé dans l’ombre d’arbres centenaires, dédié au culte des ancêtres fondateurs de La Chu. L’intérieur est sobre : un autel en bois sculpté, des jarres d’encens, des plaques commémoratives aux noms des familles fondatrices, quelques offrandes de fruits fraîchement déposées.

Ce temple n’est pas un monument touristique. C’est un lieu actif, visité plusieurs fois par semaine par les habitants pour les prières quotidiennes et les rites liés au calendrier agricole. Lors de notre visite, un vieil homme était en train de changer les bâtonnets d’encens sur l’autel. Il nous a salués sans s’interrompre, avec la tranquillité de quelqu’un qui fait ce geste depuis soixante ans et ne voit aucune raison de s’en expliquer.
La Fabrique Familiale d’Offrandes Votives en Papier
C’est l’un des arrêts qui marquent le plus ceux qui découvrent La Chu pour la première fois. Dans une cour intérieure d’une maison familiale au milieu du village, une femme et ses deux filles — trois générations d’un même geste — fabriquent des vang ma (vang ma), les offrandes votives en papier que les familles vietnamiennes brûlent lors des cérémonies funéraires et des fêtes dédiées aux ancêtres.

Ces offrandes prennent des formes variées : billets de banque symboliques, lingots d’or en papier, miniatures de vêtements, de téléphones, de voitures — représentations de ce dont les défunts pourraient avoir besoin dans l’au-delà. La croyance est profonde, universelle au Vietnam, et la fabrication de ces objets est à la fois un artisanat précis et un acte de dévotion familiale.
Mme Nguyen Thi Hoa (Nguyen Thi Hoa), qui fabrique ces offrandes depuis trente ans dans la maison de sa belle-mère, nous a expliqué que la demande augmente avant chaque grand événement du calendrier lunaire — le Têt bien sûr, mais aussi le 15 du 7e mois lunaire (la fête des âmes errantes), et les anniversaires de décès de chaque famille. « Nous ne pouvons pas ne pas faire ce métier, » nous a-t-elle dit. « Les familles en ont besoin. C’est notre façon d’aider les gens à honorer leurs ancêtres. »
La délicatesse des pliages, la précision avec laquelle les dorures sont appliquées au pinceau, la logique symbolique qui préside au choix de chaque type d’objet — tout cela transforme cette visite en une introduction directe à l’une des dimensions les plus intimes de la vie spirituelle vietnamienne.
Le Marché Local de La Chu
À quelques centaines de mètres de la fabrique d’offrandes, le petit marché quotidien de La Chu est une leçon de cuisine locale à ciel ouvert. Il se tient le matin, entre six et neuf heures, et rassemble une cinquantaine de vendeurs — essentiellement des femmes — qui proposent les produits de leurs jardins et de leurs élevages.
La marché de Dong Ba considéré Dong Ba comme le véritable pouls de la ville: https://voyagesvietnam.fr/marche-dong-ba/

Les étals sont courts, serrés, couverts de légumes qui sentent encore la terre humide de l’aube : ciboulette fraîchement coupée, tiges de basilic liées en bottes, herbes aromatiques dont certaines n’ont pas de traduction française connue, légumes-feuilles amers utilisés dans les soupes de Hue. Plus loin, des poissons vivants dans des bassines, de la viande de porc découpée à la commande, des épices en vrac.

Les femmes qui vendent ici n’ont pas l’habitude des visiteurs étrangers — contrairement aux marchés touristiques de Hue ou d’Hoi An. Elles regardent avec curiosité, sourient largement quand on prononce un mot de vietnamien, et acceptent avec bienveillance d’être photographiées si l’on demande. Le marché de La Chu est un marché pour les habitants de La Chu, et sa valeur tient précisément à cette absence de mise en scène.
Lan nous a fait remarquer, devant un étal de legumes-feuilles dont nous ignorions le nom : « Ces herbes, on les trouve dans tous les plats de Hue. Mais elles viennent de là. De cette femme, de ce jardin. Quand vous mangez au restaurant à Hue ce soir, les légumes de votre assiette ont peut-être été cueillis ici ce matin. »
Les Champs de Légumes et la Culture Maraîchère
La promenade à vélo depuis le marché jusqu’aux champs maraîchers constitue le moment le plus contemplatif de la journée à La Chu. Les chemins entre les parcelles sont étroits — assez larges pour une brouette, mais pas pour une voiture — et serpentent entre les rangs de cultures à une hauteur de quelques centimètres du sol.
La diversité des cultures est saisissante pour qui n’est pas habitué à l’agriculture maraîchère intensive des zones périurbaines vietnamiennes : oignons verts (hanh la), coriandre (rau mui), basilic thaï (rau hung), menthe aquatique (rau ngo om), rau muong (une plante aquatique aux tiges creuses omniprésente dans la cuisine du Centre), et une dizaine d’autres herbes aromatiques dont certaines n’ont pas de nom occidental.

Les paysans qui travaillent dans ces champs entre six heures du matin et dix heures — avant que la chaleur du Centre Vietnam s’installe — accueillent les visiteurs avec une curiosité détendue. Ils sont habitués à travailler en silence, dans une concentration douce que le son régulier des outils crée autour d’eux. Un visiteur qui s’arrête pour observer, qui salue, qui ne dérange pas le travail, est accueilli sans méfiance.
Notre visite de mars avait cela d’exceptionnel : les buffles d’eau (trau) étaient à l’œuvre dans les rizières voisines, préparant les sols pour le repiquage du riz. La scène — un homme qui guide son buffle dans l’eau boueuse d’une rizière, avec en arrière-plan les montagnes encore enveloppées dans leur brume matinale — est l’une de ces images du Vietnam rural que les photographies ne parviennent pas à restituer entièrement, parce qu’elle est aussi faite de sons et d’odeurs.
La Famille du Banh Loc : Un Gâteau, Trois Générations
L’une des visites les plus attendues par nos groupes est celle de la famille spécialisée dans la fabrication du banh loc (banh loc) — l’un des gâteaux emblématiques de la cuisine de Hue. Ce petit gâteau transparent, d’une translucidité laiteuse qui révèle la farce de crevettes et de porc qu’il enveloppe, est un chef-d’œuvre de simplicité technique.

La pâte est fabriquée à partir de farine de tapioca — extraite du manioc — malaxée dans de l’eau bouillante jusqu’à obtenir une consistance élastique et translucide. Chaque banh loc est façonné à la main, farci d’une crevette de la lagune de Tam Giang et d’un peu de porc haché assaisonné, puis bouilli et servi avec une sauce de poisson au piment et à l’ail.
La femme qui nous a reçus — Mme Tran Thi Thu (Tran Thi Thu), soixante-deux ans — fabrique ce gâteau depuis l’âge de dix ans. Sa mère le lui a appris. Elle-même a appris à sa fille. Sa fille commence à apprendre à sa propre fille. « Tout le monde à La Chu sait faire le banh loc, » nous a dit Mme Thu en continuant de travailler, les mains dans la pâte chaude. « Mais pas tout le monde le fait bien. La transparence, ça ne s’invente pas. Ça s’apprend longtemps. »

Les participants à notre programme Far East Tour peuvent tenter l’expérience eux-mêmes — façonner la pâte, farcir le gâteau, le plonger dans l’eau bouillante et attendre les vingt minutes nécessaires pour que la transparence apparaisse. L’expérience est à la fois simple, frustrante (la pâte résiste), et profondément satisfaisante quand le premier gâteau sort de l’eau réussi.
La Gastronomie de La Chu et de la Campagne de Hue
Les Ingrédients que l’On Trouve Ici
La Chu est avant tout un village de production — ses jardins approvisionnent les cuisines de Hue. Les acheter directement à la source, dans le marché du village, est une façon d’entrer dans la logique alimentaire de la ville impériale.

Les herbes à chercher :
- Hanh la (hanh la) — L’oignon vert de La Chu, d’une fraîcheur et d’une douceur particulières, entre dans presque tous les plats de Hue.
- Rau ram (rau ram) — La renouée poivrée, herbe aquatique indispensable dans la salade de poulet (goi ga) et dans certaines soupes de la région.
- Rau muong (rau muong) — Les tiges aquatiques sautées à l’ail constituent l’accompagnement le plus simple et le plus satisfaisant de la cuisine vietnamienne du Centre.
- Rau ngo om (rau ngo om) — La limnophila aromatique, herbe aquatique au parfum évoquant le cumin et le citron, indispensable dans la canh chua (soupe aigre-douce) de la région.

Le Déjeuner dans les Rizières
Dans nos programmes La Chu, nous prévoyons systématiquement un déjeuner dans un restaurant familial au cœur des parcelles agricoles — une longue salle ouverte sur les rizières, meublée de tables en bois, où la cuisine du jour est basée sur ce que le jardin voisin a produit ce matin.
Les plats du déjeuner paysan de La Chu :
| Plat | Description |
|---|---|
| Canh rau muong nau tom (canh rau muong nau tom) | Soupe de rau muong aux crevettes — simple, parfumée, légère |
| Ga nuong xa (ga nuong xa) | Poulet de village grillé à la citronnelle |
| Banh loc nuoc (banh loc nuoc) | Le gâteau de tapioca bouilli, translucide, à la crevette |
| Com trang (com trang) | Riz blanc local à la texture particulièrement moelleuse |
| Rau luoc cham man (rau luoc cham man) | Légumes du jardin blanchis, trempés dans une sauce de poisson maison |
| Canh chua ca (canh chua ca) | Soupe aigre-douce au poisson et aux herbes de La Chu |
Après le déjeuner, l’usage à La Chu est de proposer aux visiteurs un bain de pieds aux plantes médicinales — une pratique locale que les familles pratiquent elles-mêmes après les longues matinées dans les champs. Des herbes fraiches cueillies dans les jardins — citronnelle, gingembre, feuilles de menthe — sont bouillies dans de l’eau chaude. On trempe les pieds pendant vingt minutes, face aux rizières. C’est l’une des choses les plus efficaces que nous ayons essayées pour récupérer des heures de marche en ville.
La Saison des Lotus : La Révélation de La Chu
La Chu est beau toute l’année. Mais il devient autre chose entre février et juillet, lorsque les étangs qui bordent les rizières se couvrent de lotus (sen) et de nénuphars en fleur.

Le lotus est au Vietnam bien plus qu’une plante ornementale. C’est le symbole national du pays — sa fleur incarne la pureté qui émerge de la vase, la beauté qui naît dans la difficulté. Dans la cuisine de Hue, le lotus est utilisé dans son intégralité : les fleurs pour les infusions, les graines (hat sen) dans les desserts et les soins traditionnels, les feuilles pour emballer les aliments cuits, les tiges dans les salades.

À La Chu, les étangs de lotus ne sont pas aménagés pour les visiteurs. Ils ne sont pas clôturés, éclairés la nuit, ni transformés en spots photographiques. Ce sont des étangs agricoles, exploités par les familles qui en tirent des graines et des fleurs pour le marché de Hue. Leur beauté est donc celle d’une production vivante, non d’un décor mis en scène.
La meilleure heure pour les étangs de lotus : Entre 6h et 9h du matin. Les fleurs s’ouvrent à l’aube et se ferment avec la chaleur de la journée. La lumière matinale, combinée à la légère brume qui stagne sur l’eau les jours sans vent, crée une atmosphère d’une qualité rare.
Comment Intégrer La Chu dans un Séjour à Hue
Itinéraire Hue : La Journée Campagne de Hue
| Heure | Activité |
|---|---|
| 7h30 | Départ de Hue en véhicule privé |
| 8h00 | Arrivée à La Chu, mise à vélo |
| 8h15 | Visite des étangs de lotus (de février à juillet) |
| 8h45 | Temple communal du village |
| 9h15 | Fabrique familiale d’offrandes votives en papier |
| 10h00 | Marché local de La Chu |
| 10h45 | Promenade dans les champs maraîchers, rencontre avec les cultivateurs |
| 11h30 | Atelier banh loc chez Mme Thu |
| 12h30 | Déjeuner dans un restaurant familial dans les rizières |
| 14h00 | Bain de pieds aux plantes médicinales |
| 14h30 | Retour vers Hue |
Combinaison Recommandée par Far East Tour
La Chu se combine naturellement avec Phuoc Tich en une seule journée complète : La Chu le matin (maraîchage, artisanat, déjeuner) et Phuoc Tich l’après-midi (maisons anciennes, poterie, rivière O Lau). Les deux villages sont distants d’environ trente kilomètres et représentent deux facettes différentes et complémentaires de la campagne de Hue : La Chu, le vivant et le quotidien ; Phuoc Tich, le patrimonial et le mémoriel.
Conseils de Terrain — Tips from Expert Local
Partez tôt. La Chu se vit le matin. Le marché ferme à neuf heures. Les cultivateurs rentrent des champs vers dix heures. Les étangs de lotus sont ouverts dès l’aube. Un départ de Hue à sept heures et demie vous garantit deux heures de vie villageoise au meilleur de sa journée.
Apportez de la monnaie locale. Le marché de La Chu ne fonctionne qu’en dong vietnamien. Les billets de faible valeur (5 000 à 20 000 dong) sont utiles pour acheter des herbes fraîches ou quelques banh loc directement aux producteurs.
Habillez-vous pour faire du vélo. Les chemins maraîchers ne sont pas asphaltés — certains sont en terre battue ou en ciment étroit. Des chaussures fermées sont recommandées. En saison des pluies (septembre à novembre), ces chemins peuvent devenir glissants.
Évitez les week-ends. Le week-end, et particulièrement en saison des lotus (mars à juin), des familles de Hue viennent à La Chu pour photographier les étangs. L’atmosphère change. La semaine, vous serez souvent seuls avec les habitants.
Ne cueillez pas les lotus sans permission. Les étangs appartiennent aux familles du village. Plusieurs de nos voyageurs ont voulu tenir une fleur pour une photographie — ce qui est possible avec l’accord de l’exploitant, souvent obtenu en échange d’un achat de fleurs ou de graines.
Respectez le temps de travail des paysans. Si vous traversez un champ ou vous approchez d’un cultivateur, faites-le avec discrétion et brevité. Ce sont des hommes et des femmes au travail, pas des acteurs d’un tableau pastoral. Un salut simple (« Xin chao » — bonjour) et un sourire font généralement le reste.
FAQ — Village de La Chu près de Hue
La Chu est-il adapté aux enfants ? Oui, et c’est même l’une de nos meilleures suggestions pour les familles avec des enfants entre six et douze ans. L’atelier de fabrication du banh loc avec Mme Thu est une activité manuelle accessible et mémorable. La promenade à vélo sur les chemins plats entre les champs est praticable dès l’âge de six ans (avec vélos adaptés). Les étangs de lotus fascinent les enfants. Et le contact avec les buffles d’eau dans les rizières voisines est une rencontre animale inoubliable.
Peut-on visiter La Chu de façon autonome, sans guide ? Techniquement oui, mais l’expérience en est très appauvrie. Sans guide local, l’accès à la fabrique d’offrandes votives (la famille ne parle pas anglais et encore moins français), l’atelier banh loc chez Mme Thu, et les conversations avec les cultivateurs du marché sont impossibles. Notre valeur ajoutée à La Chu tient précisément à ces accès que nous avons construits au fil de dix ans de visites régulières.
Y a-t-il des hébergements à La Chu ? Non — La Chu est un village de passage, pas un village d’hébergement. Il se visite depuis Hue (à neuf kilomètres) et se combine avec d’autres activités dans la journée.
Quelle est la meilleure saison pour visiter La Chu ? La fenêtre idéale est de novembre à juillet — la saison sèche du Centre Vietnam, avec la particularité que les lotus fleurissent de février à juillet. Décembre à mars offre la meilleure météo (frais, lumineux, peu de pluie). Septembre et octobre sont déconseillés : cette région du Vietnam est l’une des plus exposées aux inondations du pays, et les champs maraîchers peuvent être partiellement sous eau.
La Chu est-il loin d’autres villages artisanaux de Hue ? Non — La Chu est à quinze minutes du village d’encens de Thuy Xuan (Thuy Xuan), à vingt minutes du village de fleurs en papier de Thanh Tien (Thanh Tien), et à quarante minutes de Phuoc Tich (Phuoc Tich) en direction du nord. Un circuit combinant deux ou trois villages dans la même journée est tout à fait réalisable avec un véhicule privé.
Ce que La Chu Nous Rappelle sur ce que Nous Cherchons
Notre dernière visite à La Chu remonte au mois de mars de cette année. Nous étions arrivés tôt, sous une lumière encore basse qui allongeait les ombres sur les rangs de ciboulette. Une femme en chapeau conique récoltait ses herbes en rangée, coupant à la base avec des ciseaux, déposant dans son panier avec un geste si précis et si régulier qu’il semblait mécanique — et qui ne l’était pas du tout.
Nguyen Thi Lan s’est arrêtée un moment à la regarder, puis nous a dit simplement : « Elle fait ça tous les matins depuis l’âge de quinze ans. Elle a maintenant soixante ans. Ça fait quarante-cinq ans qu’elle coupe ces herbes dans ce champ. Il y a une chose que je trouve belle là-dedans, c’est que le champ est encore là. Et elle aussi. »
Depuis 2008, Far East Tour cherche exactement ce genre d’endroits — ceux où la continuité est visible, où le présent ne s’est pas entièrement débarrassé du passé, où la vie ordinaire d’un village agricole contient plus d’histoire que n’importe quel musée. La Chu, à neuf kilomètres de la Citadelle impériale de Hue, est l’un de ces endroits.
Far East Tour est une agence de voyage sur mesure, locale et francophone, basée à Ha Noi depuis 2008. Nous organisons des demi-journées et journées complètes au village de La Chu, avec guide francophone local, vélos sur place, visite de la fabrique d’offrandes votives, du marché et des champs maraîchers, atelier banh loc chez une famille partenaire, et déjeuner dans les rizières. Pour construire votre programme autour de Hue, contactez-nous directement.

