Par l’équipe FAR EAST TOUR — Agence de voyage sur mesure, locale et francophone au Vietnam depuis 2008
Ce que Nous Cherchions — et Ce que Nous Avons Trouvé
Il y a une question que nos voyageurs les plus exigeants posent invariablement, après avoir visité la Citadelle impériale de Hue (Hue), traversé le tombeau de Tu Duc (Lang Tu Duc) et savouré un bun bo Hue (bun bo Hue) dans une ruelle du vieux quartier : « Est-ce qu’il reste quelque chose à voir ici qu’on ne trouve pas dans tous les guides ? »
La réponse, depuis que notre équipe a découvert Phuoc Tich en 2013, est oui.
À quarante kilomètres au nord de la ville de Hue, sur la rive paisible de la rivière O Lau (Song O Lau), se trouve un village fondé en 1470 qui a fabriqué les marmites de riz des empereurs Nguyen. Qui a survécu à cinq siècles de typhons, de guerres et d’indifférence administrative. Qui compte encore aujourd’hui vingt-six maisons centenaires en bois de jacquier, debout et habitées, dont la charpente intérieure rivalise en finesse avec celle du palais impérial. Et qui accueille, certains matins de semaine, moins d’une dizaine de visiteurs.
Phuoc Tich à Hue n’est pas sur la route principale. C’est précisément pourquoi nous l’avons intégré à nos programmes sur mesure — et pourquoi, depuis dix ans, chaque voyageur que nous y avons emmené en ressort avec le sentiment d’avoir vu quelque chose que peu de gens voient encore.
Table des matières
Phuoc Tich en Quelques Chiffres
| Caractéristique | Données |
|---|---|
| Province | Thua Thien Hue |
| Commune / district | Phong Hoa, Phong Dien |
| Distance depuis Hue | Environ 40 kilomètres au nord |
| Fondation | 1470, sous le règne du roi Le Thanh Tong |
| Statut patrimonial | Vestige architectural national (classé en juin 2009) |
| Maisons anciennes préservées | 26 maisons de plus de 100 ans, dont 12 d’exception |
| Population actuelle | Environ 320 habitants (117 foyers) |
| Superficie entourée d’eau | Deux tiers du village dans la boucle de la rivière O Lau |
| Arbre le plus ancien | Un plaqueminier de plus de 500 ans, classé arbre du patrimoine en 2015 |
| Nombre de quais historiques | 12 quais sur la rivière O Lau (correspondant aux 12 signes du zodiaque) |
Cinq Siècles d’Histoire en Une Seule Promenade
La Fondation et les Noms Successifs
Phuoc Tich a porté trois noms en cinq siècles, et chaque changement raconte quelque chose de l’histoire du pays. À sa fondation en 1470, sous le règne du roi Le Thanh Tong (Le Thanh Tong), il s’appelait Phuc Giang — « le bonheur de la rivière », en hommage à l’O Lau qui baignait ses rives et permettait le commerce de la poterie par voie d’eau. Sous la courte période de la rébellion des Tay Son (Tay Son), au XVIIIe siècle, il fut rebaptisé Hoang Giang en mémoire des explorateurs de la lignée Hoang qui l’avaient fondé. Enfin, sous la restauration du roi Gia Long (Gia Long) au début du XIXe siècle, il prit son nom définitif : Phuoc Tich — « le bonheur accumulé ». Un nom qui ressemble moins à une étiquette administrative qu’à un souhait formulé pour les générations futures.

Lors de notre dernière mission en novembre, notre guide Thanh Tuyen nous a raconté comment douze familles pionnières avaient défriché ces terres au bord de l’O Lau, trouvé une argile locale de qualité exceptionnelle, et construit les premiers fours à poterie. « Ces familles savaient qu’elles resteraient là longtemps, » nous a-t-elle dit. « Elles ont planté des arbres. Des arbres qui sont encore là. »
La Poterie Impériale : Quand un Village Nourrissait les Empereurs
L’histoire la plus extraordinaire de Phuoc Tich n’est pas architecturale. C’est une histoire de poterie et de cuisine royale. Sous les règnes des empereurs Minh Mang (Minh Mang) et Khai Dinh (Khai Dinh), les potiers de Phuoc Tich fournissaient chaque mois à la cour impériale de Hue environ trente marmites en argile — les fameuses om ngu (om ngu), ou « marmites impériales » — destinées exclusivement à la cuisson du riz pour l’empereur. Ce riz, cultivé à An Cuu (An Cuu) et choisi grain par grain, devait être cuit dans ces récipients spécifiques dont la porosité contrôlée et la résistance thermique exceptionnelle garantissaient une texture parfaite.

La cour interdisait formellement aux villageois de conserver chez eux des marmites ressemblant à celles livrées au palais. Toute infraction était passible de châtiments sévères. C’est à la fois une marque extraordinaire de confiance envers les artisans de Phuoc Tich — et un rappel brutal de la distance qui séparait le village de la cour.

Aujourd’hui, au Musée des céramiques de la rivière des Parfums (Song Huong) à Hue, plus de cinq mille pièces issues de Phuoc Tich datant des XVIIe et XVIIIe siècles témoignent de l’ampleur de cette production artisanale.
La Survie Inexplicable
Ce qui frappe le plus à Phuoc Tich, c’est sa survie. Le Vietnam central a été traversé par les guerres d’Indochine, par les offensives du Têt, par les inondations catastrophiques qui frappent régulièrement la région entre septembre et novembre. Partout ailleurs, ces événements ont laissé des cicatrices architecturales irréparables. À Phuoc Tich, les maisons sont là, presque intactes.

La raison tient à une décision collective. Lors de la guerre contre les Français, puis lors du conflit américain, les villageois ont démonté les charpentes de bois de leurs maisons anciennes, pièce par pièce, numérotées et stockées dans des souterrains ou chez des proches éloignés. Après la paix revenue, ils les ont remontées à l’identique. La maison de la lignée des Le (nha dong ho Le), construite il y a plus d’un siècle, a survécu aux deux guerres grâce à ce démontage méthodique.
Nous le savons parce qu’un descendant de cette famille, M. Le Van Hoa (Le Van Hoa), nous l’a expliqué en personne lors de notre visite de 2019. Il avait soixante-dix ans. Il a montré les marques de numérotation encore visibles sur certaines poutres, gravées par ses aïeux avant de tout démonter. « Ils savaient qu’ils rentreraient. Ils ont juste eu la sagesse de protéger ce qu’ils aimaient. »
L’Architecture Nha Ruong : Une Cathédrale en Bois de Jacquier
Ce qu’est une Nha Ruong
La nha ruong (nha ruong) — littéralement « maison à charpente » — est le type d’habitation traditionnelle caractéristique de la région centrale du Vietnam, entre Da Nang et Hue. À Phuoc Tich, elle atteint une qualité de réalisation que les chercheurs en architecture comparent directement à celle de la Cité Impériale de Hue.

Ces maisons sont construites entièrement en bois de jacquier — un bois dense, résistant aux insectes et à l’humidité, dont les veines créent des motifs naturels que les sculpteurs utilisaient comme guide pour leurs ornementations. Elles sont assemblées sans un seul clou métallique, par un système de tenons et mortaises en bois qui permettent le démontage complet — et le remontage, comme l’histoire l’a démontré.
L’Intérieur : Un Musée Habité
Entrer dans une nha ruong de Phuoc Tich est une expérience qui demande de prendre le temps de s’arrêter et de regarder. Les yeux mettent quelques minutes à s’adapter à la pénombre — les ouvertures sont calculées pour laisser entrer la lumière du matin, orientée vers la rivière selon la coutume locale. Puis les détails apparaissent.

Les poutres maîtresses sont couvertes de sculptures représentant des motifs floraux, des oiseaux en vol, des chauves-souris (symboles de bonne fortune), des phénix et des dragons stylisés. Les panneaux transversaux qui séparent les espaces sont ajourés de treillis géométriques d’une précision qui évoque le travail de dentelle autant que la menuiserie. L’autel des ancêtres, au fond de la pièce principale, est encadré de sentences parallèles en caractères sino-vietnamiens incrustés de nacre, dont la calligraphie atteint un niveau rare.
Chaque maison est un musée familial. Sur les étagères et dans les coffres, des générations d’objets se sont accumulées : jarres à chaux pour le bétel, récipients en céramique de Phuoc Tich datant de deux siècles, plateaux en bois laqué, boîtes à offrandes. Rien n’est exposé pour les visiteurs. Tout est utilisé, rangé, transmis.
Les maisons ouvertes à la visite (avec accord préalable par notre réseau local) :
- La maison de la lignée des Ho (nha dong ho Ho), construite en 1880, traversée par quatre générations.
- La maison de Mme Trang (nha ba Trang), célèbre pour l’orchidée royale centenaire qui fleurit devant sa façade chaque printemps.
- La maison de M. Le Trong Dien (nha ong Le Trong Dien), qui abrite la seule collection privée complète de poteries de Phuoc Tich : pots, mortiers, lampes à huile, jarres à chaux, om ngu royales.
Le Plaqueminier Millénaire : L’Arbre Gardien du Village
Il y a un endroit à Phuoc Tich où les routes ont dévié. Littéralement. Le chemin principal du village fait un coude pour contourner un plaqueminier (cay thi) dont l’âge dépasse cinq siècles. L’arbre mesure vingt-cinq mètres de hauteur. Il faut plus de deux adultes bras écartés pour en faire le tour. Son tronc creux a servi, pendant la guerre de résistance contre les Français, de cachette aux combattants locaux.

Classé arbre du patrimoine en 2015 par les autorités de la province de Thua Thien Hue, ce plaqueminier est considéré par les habitants comme l’âme du village — son gardien et son témoin. Le temple du génie local (mieu than) a été construit dans son ombre immédiate. Selon la croyance villageoise, tant que l’arbre est debout, Phuoc Tich existera.
Thanh Tuyen nous a raconté, en posant sa main sur l’écorce ridée, que les décisions importantes du village — les alliances entre familles, le choix des travaux collectifs, les règlements de différends — se prenaient autrefois sous cet arbre. « C’était notre assemblée générale. L’arbre présidait. »
Les Douze Quais de la Rivière O Lau
L’une des singularités les moins documentées de Phuoc Tich est son système de douze quais d’embarcadère sur la rivière O Lau, construits à des emplacements correspondant aux douze animaux du zodiaque lunaire. Ces quais permettaient autrefois aux barques chargées de poteries de rallier les marchés des provinces voisines — une route commerciale fluviale qui faisait la prospérité du village depuis le XVe siècle.
Ce que Nous Cherchions à Neuf Kilomètres de la Citadelle: https://voyagesvietnam.fr/village-la-chu/

Aujourd’hui, les quais existent toujours, mais leur usage a changé. Les pêcheurs du village y amètre leurs lignes à l’aube, des enfants sautent dans l’eau verte de la rivière les après-midis d’été, et les touristes qui arrivent en barque depuis la lagune de Tam Giang (Dam Tam Giang) y débarquent parfois. La rivière O Lau encercle deux tiers du village, créant depuis les airs une silhouette en fer à cheval ou en jarre à vin — symbole de prospérité qui, selon Nguyen Hong Thang, le conservateur des vestiges du village, explique que « toutes les maisons sont orientées vers la rive. C’est la coutume. Les gens y voient un gage de richesse. »
La Poterie Renaissante : Le Four de M. Luong
En 1989, le dernier four collectif de poterie de Phuoc Tich s’éteignit. La concurrence des céramiques industrielles, les difficultés économiques de la période post-réunification, l’exode des jeunes vers Hue ou Da Nang avaient sonné le glas d’un artisanat millénaire.
Depuis 2006, une renaissance fragile est en cours. Un seul four artisanal est aujourd’hui actif à Phuoc Tich — celui de M. Luong Thanh Hien (Luong Thanh Hien), que nous avons rencontré lors de notre visite de 2021. Il façonne à la main des récipients en argile locale, selon les techniques ancestrales. La particularité des céramiques de Phuoc Tich tient à leur imperméabilité naturelle — bien que non émaillées, elles développent une glaçure organique lors de la cuisson à haute température qui les rend étanches. C’est ce que les empereurs appréciaient. C’est ce qui les rendait uniques sur les marchés du Centre Vietnam.

Aujourd’hui, M. Luong ouvre son atelier aux visiteurs. Passer deux heures à ses côtés, les mains dans l’argile grise de l’O Lau, à essayer de reproduire les gestes que sa famille accomplit depuis cinq générations, est une expérience que nous intégrons systématiquement dans nos programmes Phuoc Tich.
« Les jeunes ne veulent plus apprendre, » nous a-t-il dit en continuant de tourner sa pièce sans regarder ses mains. « Mais quand les visiteurs viennent et s’intéressent vraiment, ça donne envie de continuer. »
La Cuisine de Phuoc Tich et de ses Environs
La cuisine de Hue à Phuoc Tich est une cuisine de village central vietnamien — frugale, précise, ancrée dans les produits de la rivière et des jardins. Elle n’a pas la sophistication de la table impériale de Hue, mais elle partage avec elle une même exigence pour la qualité de l’ingrédient brut.
Les Spécialités à Ne Pas Manquer
Banh phu the (banh phu the) — Les gâteaux de mariage de Hue, en version rustique. Une enveloppe translucide de farine de manioc et de noix de coco entoure une farce de haricots mungo sucrés et de noix de coco râpée. La transparence de la pâte laisse voir la farce intérieure — un effet visuellement délicat qui contraste avec leur robustesse en bouche.
Banh it la gai (banh it la gai) — Les mêmes gâteaux noirs au chardon que l’on trouve à Quy Nhon et dans toute la côte centrale, mais préparés ici avec la légèreté particulière de la cuisine de Hue. La noirceur profonde de la pâte contraste avec la douceur sucrée de la farce.

Poisson de l’O Lau grillé en feuilles de bananier — Le matin, les pêcheurs du village remontent leurs filets avec des poissons-chats (ca lang), des carpes et des crevettes d’eau douce. Grillés simplement dans des feuilles de bananier avec de la citronnelle et du gingembre, ils constituent le déjeuner le plus honnête que l’on puisse manger au bord de l’eau.
Com trang nau om ngu (com trang nau om ngu) — Riz blanc cuit dans la marmite traditionnelle de Phuoc Tich. La texture est légèrement différente de celle du riz cuit dans une marmite moderne — plus moelleuse, avec un léger fond de goût minéral que les amateurs de cuisine d’origine comparent à la différence entre un pain cuit au four à bois et un pain industriel.
Tra rac (tra rac) — L’infusion locale d’herbes séchées, servie dans les maisons sur pilotis au bord de la rivière. Un mélange de plantes aromatiques dont la composition varie selon les familles et les saisons. C’est la boisson avec laquelle on accueille les visiteurs à Phuoc Tich.
| Spécialité | Ingrédient principal | Contexte idéal |
|---|---|---|
| Banh phu the | Manioc, noix de coco, haricots mungo | Goûter, cadeau à ramener |
| Banh it la gai | Riz gluant, chardon, noix de coco | Goûter, collation |
| Poisson de l’O Lau | Poisson d’eau douce local | Déjeuner chez l’habitant |
| Com trang nau om ngu | Riz, marmite artisanale | Déjeuner, dîner |
| Tra rac | Herbes séchées locales | Accueil, pause en visite |
Comment Visiter Phuoc Tich : Organisation Pratique
Accès depuis Hue
| Mode de transport | Durée | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Véhicule privé | 50 à 60 minutes | Confortable, permet des arrêts |
| Vélo (route principale) | 2h30 à 3 heures | Physique, route nationale peu pittoresque |
| Bateau depuis Tam Giang | Variable | Possible en circuit lagune + village |
| Moto | 45 minutes | Rapide, attention à la circulation |
Notre recommandation FAR EAST TOUR : Le véhicule privé reste notre choix pour rejoindre Phuoc Tich. La route nationale 1A entre Hue et Phong Dien est très fréquentée par des camions et des bus longue distance — peu agréable en vélo ou à moto pour les non-habitués. En revanche, une combinaison que nous apprécions particulièrement consiste à partir de Hue en bateau le matin en longeant la lagune de Tam Giang jusqu’à l’O Lau, et d’accéder au village par les quais historiques. L’arrivée par la rivière, entre les rangées de bambous et les premières maisons sur pilotis, est une introduction au village que la route nationale ne peut pas offrir.
Durée Idéale de Visite
Une demi-journée suffit pour une visite rapide des maisons principales et du plaqueminier. Une journée complète, avec le déjeuner chez l’habitant et l’atelier de poterie, permet de vraiment comprendre le rythme du village. Une nuit en homestay dans une nha ruong, pour se réveiller au son des bateaux sur la rivière et accompagner l’hôte au marché local le matin, est ce que nous recommandons pour les voyageurs qui veulent l’expérience complète.
Le Meilleur Moment de la Journée
Arrivez le matin tôt — entre 7h30 et 9h00. La lumière de la matinée entre dans les nha ruong par les fenêtres orientées vers la rivière, créant des jeux d’ombre sur les sculptures des poutres qui disparaissent en milieu de journée. Les habitants sont dans leurs jardins ou sur les quais à cette heure. La vie du village est visible sans mise en scène.
Ce que Phuoc Tich Offre qu’on Ne Trouve Pas Ailleurs
Ce que vous ferez à Phuoc Tich :
- Marcher sur des chemins de terre entre des haies de bambou et des jardins fruitiers — jaquiers, litchis, longanes — dont certains ont plus d’un siècle
- Entrer dans des maisons centenaires habitées, invités par les familles, et observer les autels des ancêtres, les poutres sculptées, les poteries rangées sur les étagères
- Poser les mains dans l’argile grise de l’O Lau sous la direction de M. Luong, le dernier potier actif du village
- Déjeuner chez Mme Thu (ba Thu), qui prépare le poisson de la rivière de la façon que sa mère lui a appris et que sa fille commence à apprendre
- S’asseoir sous le plaqueminier millénaire et ne rien faire pendant dix minutes — ce qui, à Phuoc Tich, est une activité culturelle complète
- Longer les douze quais de l’O Lau au coucher du soleil et regarder les reflets des nha ruong dans l’eau verte
Ce que vous ne trouverez pas à Phuoc Tich :
- Des enseignes touristiques
- Des vendeurs de rue
- Un seul restaurant ouvert en permanence
- Des bus de tourisme
- Du WiFi fiable
Conseils de Terrain — Tips from Expert Local
Prévenez à l’avance. Phuoc Tich n’est pas un village organisé pour accueillir des visiteurs à l’improviste. Les familles qui acceptent des visites de leurs maisons le font dans le cadre d’une relation de confiance construite avec des guides locaux. Notre réseau de familles partenaires permet d’organiser des accès qui ne sont pas disponibles autrement.
Apportez des cadeaux simples. Thé vert, biscuits de qualité, ou une petite bouteille de vin de riz — un geste de politesse qui s’inscrit dans la culture de l’hospitalité de la région centrale.
Habillez-vous sobrement. Le village est habité et vit sa vie quotidienne pendant votre visite. Des vêtements respectueux (épaules et genoux couverts pour les visites des maisons de culte) sont indispensables.
Évitez les périodes de typhon. La région de Hue est l’une des plus exposées aux inondations du Vietnam, entre septembre et novembre. En 2020, plusieurs maisons du village ont été partiellement inondées. Octobre et novembre sont les mois à éviter absolument.
Apprenez deux ou trois mots. « Cam on » (merci), « Chao » (bonjour), « Ngon qua » (c’est délicieux). À Phuoc Tich, où les habitants sont peu habitués aux visiteurs étrangers, ces quelques mots déclenchent des sourires qui ouvrent des portes.
Comment Intégrer Phuoc Tich dans un Séjour à Hue
Phuoc Tich se combine naturellement avec deux autres itinéraires depuis Hue :
Itinéraire Nord de Hue (journée complète) :
- Matin : Phuoc Tich (village, maisons anciennes, atelier de poterie, déjeuner)
- Après-midi : Lagune de Tam Giang (Dam Tam Giang) — la plus vaste lagune d’Asie du Sud-Est, à une vingtaine de kilomètres — pour un coucher de soleil sur les eaux calmes avec les filets des pêcheurs au premier plan
Itinéraire Hue Profond (deux jours) :
- Jour 1 : Citadelle impériale, tombeau de Khai Dinh, Minh Mang, cuisine de rue le soir
- Jour 2 : Phuoc Tich avec nuit en homestay, retour par la rivière O Lau et la lagune
FAQ — Village de Phuoc Tich
Peut-on visiter Phuoc Tich sans guide ? Techniquement oui — le village est accessible au public. En pratique, sans guide local, l’accès aux maisons privées est très limité. Les familles qui ouvrent leurs portes aux visiteurs le font dans le cadre d’une relation de confiance construite avec des intermédiaires locaux. Sans ce réseau, la visite se réduit à la promenade extérieure, sans la compréhension de ce que l’on voit.
Y a-t-il des hébergements à Phuoc Tich ? Quelques familles proposent des séjours en homestay dans leurs nha ruong. Ce sont des hébergements simples — matelas locaux, salles de bain sommaires — mais l’expérience de dormir dans une maison centenaire au bord de l’O Lau est sans équivalent. Nous organisons ces séjours en sélectionnant et préparant les familles partenaires.
Phuoc Tich convient-il aux enfants ? Oui, particulièrement. L’atelier de poterie avec M. Luong est une expérience que les enfants adorent. La promenade à vélo dans les ruelles, le déjeuner en famille, et la découverte des arbres centenaires du village font de Phuoc Tich une des meilleures destinations culturelles du Vietnam pour des enfants entre huit et quinze ans.
Quelle est la meilleure saison pour visiter Phuoc Tich ? De décembre à avril — la saison sèche du Centre Vietnam. Le ciel est dégagé, les chemins praticables, la lumière douce. Février et mars sont particulièrement beaux, avec la floraison des arbres fruitiers dans les jardins des nha ruong. Évitez absolument la période septembre-novembre (risques d’inondations et de typhons).
Phuoc Tich est-il adapté aux personnes à mobilité réduite ? Partiellement. Les chemins principaux du village sont asphaltés et accessibles. L’intérieur des nha ruong implique des seuils hauts et des marches. Le terrain autour des quais et des temples est irrégulier. Nous adaptons les programmes au cas par cas selon les contraintes physiques.
Le Dernier Matin à Phuoc Tich
Notre dernière nuit dans le village, nous avons dormi dans la nha ruong de Mme Thu, sous une moustiquaire tendue entre deux poutres de jacquier sculptées. L’O Lau bruissait doucement à vingt mètres. Quelque part dans le jardin, un coq a commencé sa journée bien avant le soleil.
Au petit-déjeuner, Mme Thu nous a servi du riz blanc chaud dans une marmite en argile — une om ngu, de la même forme que celles que ses ancêtres envoyaient au palais impérial. Elle nous a dit, en souriant : « Avant, le riz cuit dans ces marmites allait à l’empereur. Maintenant, il va aux visiteurs. Je crois que ça revient au même — nourrir les gens qui viennent de loin. »
Phuoc Tich, depuis 2013, est l’une des réponses les plus complètes que nous ayons à cette question que nos voyageurs posent après Hue. Est-ce qu’il reste quelque chose à voir que les guides ne montrent pas ? Oui. Un village qui cuisine pour les empereurs depuis cinq siècles. Et qui n’a jamais eu besoin qu’on lui dise de continuer.
FAR EAST TOUR est une agence de voyage sur mesure, locale et francophone, basée à Ha Noi depuis 2008. Nous organisons des visites de Phuoc Tich intégrées dans des programmes personnalisés autour de Hue — avec accès aux maisons privées, guide francophone local, déjeuner chez l’habitant et, pour les voyageurs qui souhaitent l’expérience complète, nuit en homestay dans une nha ruong. Pour discuter de votre projet, contactez-nous directement.

